Retour à la nature?

Retour à la nature?

Si vous lisez ce post entre 10h et 17h est fort probable que votre travail vous demande de rester connecté à Internet constamment ou que votre travail soit sur Internet tout court, car Internet est aujourd’hui un véritable lieu, bien plus réel que des tas des petits villages que l’on voit de temps en temps défiler hors des vitres du train ou en version lilliputienne depuis le hublot d’un avion.

Mais attention, ces petits villages qui ne sont pas du tout intéressants car il ne se passe simplement rien, pourraient devenir le nouvel eldorado de jeunes gens qui télé travaillent.

C’est ce que soutien Jakob Nielsen maître de l’utilisation humaine de l’Internet et des interfaces web. A son avis, la possibilité de faire de plus en plus de choses depuis n’importe quel endroit, notamment travailler, voir de film, se faire faire une ordonnance ou une examen, pourrait pousser d’ici 2020 un nombre croissant de personnes à abandonner les villes en faveur de petites bourgades au train de vie plus soutenable, dans lesquelles on peut retrouver un contact avec la nature dont aujourd’hui nous sentons de plus en plus le besoin (l’explosion du jardinage et des produits bios, ça vous dit quelque chose ?).

Nielsen attire l’attention sur la chute des prix qu’une telle tendance pourrait provoquer : une baisse du 20% de la demande pourrait entrainer une diminution de 50% des prix du marché (américain).

Discuter avec ses collègues en téléconférence (habillé d’un costume virtuel alors que l’on se trouve dans notre jardin à 300 Km du centre ville), demander une analyse du sang et payer ses impôts sans jamais devoir entrer dans un bâtiment public sont des scénarii envisageables qui tiennent aussi sur des constatations économiques : réduction des coûts de locations des bureaux pour les entreprises, choix des meilleurs cerveaux pour les start-up et réduction des temps de déplacement dans les transports en commun (et du coup réduction du trafic tout court).

Bien sûr, même en 2020 les villes ne seront pas désertes, mais on doit s’attendre à des scénarii beaucoup plus préoccupants compte tenu des immenses flux migratoires prévus pour les prochaines années et du fait que les secteurs de services à la personne et ceux d’entretien ne pourront pas se passer de la présence de leurs employés : il y aura peut être une meilleure distribution entre villes et suburbs, mais reste à savoir que seront devenues nos villes d’ici 13 ans.

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